NOUVELLES d’hier, d’aujourd’hui, de demain

A se lire, on finit par se connaitre………….

Archive pour la catégorie 'vocation'

L’APPEL (PETIT RETOUR)

Posté : 23 février, 2008 @ 7:29 dans vocation | 5 commentaires »

Amis, il faut faire une pause (c’est le titre d’une chanson a boire militaire que l’on chante le soir dans les popotes) ensuite ça continue par « j’aperçois l’ombre d’un bouchon, buvons à l’aimable Fanchon…… »

Oui, il faut faire une pause pour revenir sur les sentiments réels de notre homme pour Muriel et Roselyne. Cela a son importance.

Avec Muriel ça ne pouvait pas marcher. Ils étaient amoureux fus l’un de l’autre et il n’oubliera jamais ce matin de fin août dans la rosée à 5h00.  Il se sont dit au revoir, la veille ils avaient dansé une partie de la nuit « love me please love me » chanson qu’ils avaient dansé tout l’été 66. Elle s’est mise a pleurer à chaudes larmes, depuis il n’a jamais vu personne pleurer comme cela; Ils se sont écrit, une longue et dense correspondance. Il y avait deux Muriel, l’étudiante sage avec qui, bien sur, il n’avait rien fait( à l’époque on n’aimait pas comme aujourd’hui, aimer c’était embrasser) qui lui écrivait des choses de la vie quotidienne dans une enveloppe blanche et une autre Muriel qui se donnait un surnom et qui lui écrivait des lettres d’amour sur des lettres roses. Puis le temps a passé, les lettres se sont espacées et lui a entamé une activité salariée alors qu’elle était étudiante. Il s’est senti en quelque sorte exclu de lui même. Il a arrêté d’écrire, lequel a arrêté le premier? Aujourd’hui, il pense que Muriel est traductrice de haut niveau car elle était très forte en langues à 18ans.

En ce qui concerne Roselyne, c’était différent. Roselyne était une Femme. A 18 ans certes, mais elle aimait l’amour du corps, lui aimait l’amour du coeur et de l’esprit. Il voulait lui laisser sa virginité pour le mariage. Elle ne l’a pas compris. Les deux femmes ont simplement compris la chose suivant, il n’était pas un homme à apprivoiser, c’était un homme à aimer mais lui laisser aimer autre chose qu’une femme, un métier, une étoile, un sport…

Voila pourquoi ses débuts amoureux furent si difficiles et le restèrent encore un bout de temps. Quand sera-t-il stabilisé dans ce domaine?

En début d’après midi, une autre pause vous est proposée

L’APPEL (14 JUILLET 1968)

Posté : 22 février, 2008 @ 1:00 dans vocation | Pas de commentaires »

Il pleut sur Paris. A 4Heures du matin, quand la colonne de chars AMX 13 se met en route escortés par des motard de la gendarmerie, il pleut des cordes.

Les hommes sont fatigués par les répétitions et les longues soirée à la fête des loges. De plus, ils ont dormi dans un grand hangar sur des lits de toile militaires. Dans ce hangard, il y avait 80 Personnes à dormir cote à cote. Lui, pense toujours au moment ou il verra le Président de la République. Ils ont eu la consigne de ne pas regarder, ils doivent passer devant lui, tête droite. Le Président sera sur leur gauche en bas des champs élysée.

Arrivés en haut des champs, près de l’Arc de triomphe, ils se mettent en place prêts à déboîter et à descendre l’avenue. Une longue attente sous la pluie sera le plus dur à supporter. Le chef continue à donner ses conseils au pilote. Car c’est lui qui est la clef de la réussite. Il doit rester aligné avec les deux autres chars qui sont de part et d’autre du notre. Surtout, il faut qu’il respecte une certaine vitesse, c’est cela le plus difficile.

Départ! les engins s’élancent lentement et prennent de la vitesse dans la descente. Pour rester aligné chacun accélère pour rattraper son retard, ce qui conduit à arriver à pleine vitesse devant la tribune présidentielle. Lui, a juste jeté un coup d’oeil discret, pour LE voir. Quelle blancheur de visage Il avait le Général!!!

Le lendemain, les journaux titraient que les parisiens avaient été surpris par la vitesse des AMX13. Personne ne l’a vu à la télé, les images défilent trop vite. C’était encore en noir et blanc. Le régiment achètera la télé couleur pour le Jeux Olympiques. Il verra alors la victoire de colette Besson en couleur.

Maintenant il va falloir rentrer sur Belfort et quitter cette belle fête des loges

Mais ce ne sera pas son dernier 14 Juillet à Paris, ça non!

L’APPEL (Camp des loges)

Posté : 22 février, 2008 @ 7:10 dans vocation | 7 commentaires »

Début juillet 68, le 35° RIMECA est installé au camp des loges pour préparer le défilé du 14 JUILLET sur les champs élysée.

Notre soldat participe aux répétitions, chaque jour en qualité de tireur sur le char de l’aspirant De S. son chef de peloton. Les journées sont longues à bord du char sur une piste à refaire et refaire le défilé. Le soir il faut nettoyer le char, enlever le poussière, le faire briller avec un mélange d’essence et d’huile. Il faut cirer au cirage noir les patins et peindre les graisseurs en jaune. Ensuite, après le repas et, si il n’est pas de garde au parc à char, il a quartier libre.

Quartier libre, liberté de manoeuvre, le bonheur.

En face du camp, c’est la fête des loges, une des pus grande fêtes de France. Il y laissera toute sa solde. Il aime tellement le fêtes foraine avec les murs de la mort pou les motos, les catcheurs à affronter sous le chapiteau ou les grands manèges forains. Curieusement, il ne va pas au tir. C’est bête de payer alors que votre métier vous fait tirer gratuitement. Par contre, les cornets de frites sont vite achetés et vite mangés, à cet âge là…

Le temps n’est pas au beau la veille du 14 JUILLET, il pense qu’il va passer à la télévision, que ses parents vont le voir avec fierté et que Roselyne se dira que si elle avait su…Il l’aime toujours et enrage de la savoir avec un autre. Roselyne regarde la télé demain crie-t-il dans sa tète!!!

 

L’APPEL (Le retour du guerrier)

Posté : 21 février, 2008 @ 7:00 dans vocation | 7 commentaires »

Son père est venu le chercher à la gare. Les regards se sont croisés, ils ont beaucoup de choses à se dire. Le syndicaliste fait face au soldat.

Il comprend la position de son père. Son père comprend celle de son fils. « Quand on a une mission dans un travail, on doit l’accomplir jusqu’au bout, et ce, dans le respect des droits des personnes ». TOUT EST DIT.

Il n’abordera pas le cas de Roselyne avec son père. C’est sa mère qui lui en parlera, lui racontant qu’elle avait été vu avec un autre garçon. Il lui a simplement répondu qu’il était au courant. Puis il a encore pleuré comme un petit garçon, lui le militaire.

Il a revu Roselyne au bal du samedi soir à la salle des fêtes. Ils ne se sont pas parlé tout avait été écrit et lui n’avait même pas jugé utile de lui répondre à sa lettre. Elle l’a fixé droit dans les yeux, il n’a pas baissé le regard, elle était encore plus belle qu’avant. Que de regrets!!! Roselyne, si un jour vous lisez cette histoire, sachez qu’il vous a vraiment aimé mais que votre choix vous appartenait. Il me dit « fermez le ban! » Cela signifie »on en parle plus »?

Puis il est rentré à Belfort, sa ville. Juillet arrive et lui va voir pour la première fois Le Général DE GAULLE.

Il est désigné pour défiler le 14 JUILLET à Paris.

 

L’APPEL (La lettre)

Posté : 20 février, 2008 @ 1:05 dans vocation | 2 commentaires »

Le mois de Mai 1968 se termine, les grèves ne paralysent plus le pays. Les soldats ont vécu cette période dans leur quartier sans trop se rendre compte de l’ampleur du mécontentement social.

Un jour, la section d’alerte dont notre soldat faisait partie est quand même sortie. Des berliets débâches les ont emmenés vers Montbéliard ou il y avait des heurts entre la police et les ouvriers de Peugeot. Cette fois, il s’est posé encore plein de questions. Mais l’ordre fut donné à la rame de faire demi tour à mi chemin. C’était à hauteur de Chatenois les forges.

Puis, un jour, le courrier est revenu. Au compte gouttes, comme un moteur qui redémarre, peu au début et plein ensuite. Sa lettre arriva début Juin, à quelques jours d’une permission qui leur avait été accordée.

Il s’en souviendra toute sa vie. Elle était verte et avait été postée presque un mois plus tôt.

Elle n’a pas eu le courage de l’attendre…Elle lui demande pardon et lui demande de ne pas être triste. Elle ne pouvait pas attendre un homme dont elle ne savait quand il reviendrait. Toutes les excuses sont avancées et elle balaie en un instant toutes ses pensées amoureuses. Il pleure doucement. Personne ne s’en rendra compte.

C’est triste la fin d’une histoire d’amour. Qu’elle était belle Roselyne!!!….

Il reverra Roselyne, certainement…surement…Que vont ils se dire?

 

 

 

L’APPEL (Une nuit dans les bois)

Posté : 20 février, 2008 @ 10:43 dans vocation | Pas de commentaires »

Les chars sont prêts depuis longtemps quand l’ordre de rassemblement arrive. Chaque peloton doit se rendre en zone technique, placer les chars en rame, charger les paquetages. Aucune munition n’est embarquée.

Capitaine sur son char devant la colonne, les engins sortent du quartier et s’engouffrent dans Belfort. Il est 15h00. Ils sortent de la ville dans vacarme assourdissant, les chars faisant crisser leurs patins de chenilles sur l’asphalte. Sortie de la ville, la colonne se dirigent vers des bois situés en hauteur de l’agglomération.

Arrivés à l’emplacement défini par le capitaine, chaque peloton se déploie et les équipages s’affairent pour effectuer le camouflage. Les blindés sont recouvert de filets et de branches d’arbres pour casser les formes.

L’ordre est donné de s’enterrer. Ils passeront cette nuit de mi mai dans le bois au clair de lune, sans bouger, sans parler. Les étoiles dans le ciel sont cachées par les feuillages et la nuit dans un bois c’est sombre.(mon petit frère aurait dit « c’est trouillard »).

Le jour commence éclairer la cime des arbres. Les soldats sont transis de froid, l’humidité a engourdi leurs membres et un chuchotement demande aux équipages de préparer les chars pour une sortie. La sortie du bois aura lieu l’après midi après une boite de ration vite ingurgitée.

Le retour au quartier sera calme. « Les habitants ont vu que l’on veillait sur eux » ce fut le mot de la fin d’un sergent chef de char. Et au retour toujours pas de courrier…

L’APPEL (Pensées)

Posté : 19 février, 2008 @ 2:11 dans vocation | 2 commentaires »

On est le lundi 12 Mai 1968.

Les soldats du 2° Escadrons sont à la zone technique. On fait les pleins 480 Litres par engin ça ne se remplit pas en 5 Min! On pare les chars, c’est à dire que l’on installe les transmission, l’armement, et les lots de bord. L’ordre est donné de préparer les paquetages dans les chambres, d’y rester jusqu’à nouvel ordre.

Il a terminé son paquetage, s’allonge sur son lit, et continue à « gamberger ». Pourquoi n’y a-t-il pas de courrier? C’est sûrement une coïncidence. Demain il y en aura certainement.

La nuit d’avant, il a fait des cauchemars. Il voyait des colonnes de paysans et d’étudiant affluer vers le dépôt de munitions et lui, tout seul pour défendre le fort se faisait couper le cou …..Aurait il fallu tirer? La réponse à la question qu’il se pose va arriver dans la bouche du lieutenant. Au rassemblement de 13H30? il réunit tous les hommes et leur fait ce discours :

 » Vous êtes des soldats de la République. Jamais un soldat ne doit tirer sur des citoyens. Vous êtes là pour les pour défendre et protéger nos frontières.  »

Il est content. Pas de tir. Enfin son esprit est apaisé. Mais cela ne lui donne pas la réponse pour la lettre de Roselyne. Il aura cette réponse demain…peut être…

 

L’APPEL (13 MAI 1968)

Posté : 19 février, 2008 @ 9:00 dans vocation | Pas de commentaires »

Mardi 13 Mai 1968.

Ils sont prêts.  On leur a demandé de rester habillés en tenues de combat avec les équipements des équipages de chars. Ils attendent dans leurs chambres un éventuel appel à se rassembler. Certains jouent aux cartes. Que faire d’autre? Plutôt jouer au tarot que se morfondre et attendre en pensant.

La matinée se termine, ils sont emmenés au réfectoire par le sergent de semaine, au pas et en chantant. La routine. Après le déjeuner, ils vont boire un café au foyer. Il grouille de monde. Les unités sont toutes en alerte;. Alerte de quoi? On ne sait pas.

Ils apprendront le soir, que plus d’un million de grévistes ont manifesté a Paris. Des cocktails Molotov ont été lancés. C’est la grève générale. Et cela a certainement été pareil dans tout le pays…I l pense à son père, syndicaliste de la première heure. Le connaissant, il ne doit pas être le dernier à manifester. Pourvu que l’armée n’entre pas dans la danse!!!

Non, elle ne bougera pas meme si les rumeurs les plus folles circulent. Des parachutistes seraient envoyés sur Paris! Rumeurs, mensonges répètent les cadres et de commenter les propos du lieutenant de la veille….Il a les réponses à ses questions.

L’APPEL (11 et 12 MAI 1968)

Posté : 18 février, 2008 @ 8:30 dans vocation | Pas de commentaires »

Dimanche 11 MAI, jour de repos hebdomadaire pour les personnels non retenus pour un service. Ils doivent se préparer à mettre en place la section d’alerte pour le lendemain. Le travail est moins soutenu que la semaine. On prépare calmement. La liste du matériel à mettre en place a été donné au caporal par le chef de peloton. Au fait, lui n’est pas encore caporal, bien qu’ayant terminé premier de l’examen, car son poste est budgétaire. Un caporal engagé gagne à l’époque(en francs) 420 Francs, ce qui équivaudrait à environ 62 euros par mois. Un caporal appelé gagnant lui 30 Francs soit 4,60 Euros pour le mois.

Le dimanche est vraiment triste dans le quartier. Ils vont à la télé(noir et blanc) du foyer. Il n’y a pas grand chose. Bref, c’est l’ennui, sans sorties, sans courrier à lire, sans journaux à parcourir. Vivement lundi!!!

Le soir, il ne peut s’empêcher de regarder son Lion de Belfort en écoutant le clairon sonner l’extinction des feux et, avant de s’endormir, il pense encore à Roselyne, mais aussi à Muriel et se demande toujours ce qu’il aurait fait si il avait reçu l’ordre de tirer sur des manifestants. Cette pensée le rend triste car il n’a pas de réponse.

Enfin, le lundi 12 est arrivé. Tout est prêt pour la section d’alerte. Sauf qu’un ordre contraire change la donne. LA section d’alerte est assurée par la 1°Compagnie. Le 2° Escadron prépare ses chars pour sortir du quartier. Il faut équiper les engins blindés pour aller où?

L’APPEL (Samedi 10 MAI 1968)

Posté : 17 février, 2008 @ 8:14 dans vocation | Pas de commentaires »

Il n’y a pas de courrier. Aux dernières nouvelles, il n’y a que les étudiants qui font grève. Alors, les PTT travaillent et il n’y a pas de courrier ou alors Roselyne n’a pas écrit. Mais non, car personne n’a de courrier!!!

Nous sommes le samedi 10 Mai 1968. A l’époque, on travaille le samedi. La journée est destinée à la remise en condition après la semaine de servitude. Les ordres affichés au tableau du couloir donnent le travail de la semaine suivante. Toujours pas de permissions, constitution d’une section d’alerte à partir de lundi 12 Mai à 8H00. Il en fait partie. Il sera le transmetteur de la section d’alerte. C’est lui qui aura l’ANPRC10 sur le dos.

Ce samedi est propice à la mélancolie. Pas de sorties, pas de permissions, ils se retrouvent tous au foyer pour en discuter. Chacun donne sa rumeur. Mais comme personne ne sait rien, il n’écoute pas. De toute façon, lui est engagé, les autres sont des appelés. Lui, il écoute ses supérieurs et exécute les ordres et c’est ce que tout le monde fera quand il aura dit d’une voix timide

 » On est là pour obéir et faire le travail qui nous est demandé, après, ce sont des parlottes qui n’amènent rien »

« Il a raison, le petit lance son camarade Cho…. »

Et tous se serreront les coudes durant tous les événements.

Il faut louer le comportement de ces appelés du contingent. Il vont savoir que leurs frères, leurs parents seront dans la rue et ils ne broncheront pas, exécutant les ordres comme de vrais militaires.

Les appelés, à cette époque, effectuaient 16 Mois de service militaire.

Ceux qui ont des parents ayant effectué ce service national peuvent être fiers d’eux

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