« Bizarre autant qu’étrange »
Je survole avec mon tapis volant un événement…c’est un déménagement…oui, Francis déménage….Content Francis?
Nous allons déménager! La grande cour va m’appartenir…enfin…elle va appartenir à ma famille…la direction de GDF donne à mon père la grande maison car les locataires partent…..Le monsieur a eu une promotion et il quitte la ville…Marie me dit même qu’elle est très contente pour moi de me voir dans la grande maison à étage…Je la revois encore avec son vélo et Rémy, son petit frère, sur le trottoir devant nos fenêtres, me dire au revoir en repartant chez elle….que je l’aimais! Reviens moi vite…Marie…
Tout va pour le mieux…je suis toujours amoureux, Marie aussi je pense, j’ai un nouveau domicile et une belle grande chambre à l’étage…le seul ennui c’est que je sais que je vais redoubler ma quatrième. Faute d’avoir eu une bonne moyenne au deux premier trimestres, je savais qu’il état impossible de rattraper le retard.
Cette quatrième, il faut l’oublier pour repartir du bon pied l’an prochain..mais il reste encore presque deux mois à faire et il faut supporter le professeur d’allemand…mais où est donc passée la belle demoiselle aux si belle longues jambes? Elle enseigne toujours aux élèves cinquième et c’est un homme pour la quatrième…et quel homme..une vrai figure!!!
Tourmenté, persécuté … pensait il, cet homme était le meilleur professeur d’allemand du collège et avec lui nous ne pouvions que progresser mais ses tourments lui faisaient perdre tout le bénéfice de son talent. Il pensait sans cesse que les élèves se moquaient de lui, se retournait brusquement pour en surprendre un en train de le singer…ce que personne n’aurait osé faire …vu le personnage autoritaire…Il avait des expressions toutes faites comme « bizarre autant qu’étrange » qu’il répétait sans cesse riant de son bon mot à chaque fois qu’il le disait…ou encore « nicht war?’ qu’il mettait à toutes les sauces…Il ne posait pas les copies corrigées sur notre table, il nous les lançait en passant devant nous avec un geste théâtral…à la César…Parfois il parlait avec des fleurs sortant de la bouche quand il était satisfait de lui… »bizarre autant qu’étrange »…