L’APPEL (Déceptions)
Il ne verra pas Roselyne ce week-end. Elle lui a écrit qu’elle l’aimait et c’est la première fois qu’une jeune fille lui écrit ces phrases. Lui, qui ne pense qu’à elle depuis la dernière fois, derrière le stade de football, sur un petit chemin…. Il n’avait pas osé. Elle le lui a reproché doucement. Il oserait au cours de la permission… Il ne partira pas en permission.
La déception est telle qu’il se met à détester l’armée. Cette armée qu’il aimait, qu’il appelait de tous ses voeux et qui l’avait accueilli comme un fils. Les réflexions sont mauvaises conseillères et les discutions avec ses camarades vont lui faire prendre conscience de ses responsabilité. Il n’est plus le petit garçon protégé outrageusement par sa mère et dirigé par son père. C’est un homme qui prend son destin en main, ou plutôt, qui va prendre son destin en main.
Il loue, encore aujourd’hui, ses camarades Ch…. et Va…. qui en lisant ces lignes se reconnaîtront dans cette histoire si lointaine pour lui et peut être encore plus lointaine pour eux, qui sont repartis dans le civil, leur service national terminé. Ils lui ont fait mesurer l’obligation pour lui d’assumer son engagement. Il assumera et ce toute sa vie future.
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