L’APPEL (Fin de manoeuvre)
Fin Avril 1968
Le camp, pour le 35° RIMECA, se termine. Pour notre soldat, cela ressemble à une délivrance. En effet, moins d’une semaine après le début, son char a subi une panne nécessitant un arrêt prolongé. Cela fait donc dix jours que son char est en réparation à l’échelon au parc à chars. Tout est arrivé durant un exercice de nuit. Le char lancé à toute allure dans un découvert a sauté une bosse plus haute que les autres. Il est retombé rudement sur ces chenilles, certes, mais le choc fut violent. Le chef de char et notre soldat tireur se sont retrouvés, sur le plancher, au fond de la tourelle. Le char n’a pas redémarré. Appelé par radio, le dépannage est arrivé au petit matin, diagnostiquant la rupture d’une barre de torsion. Cela voulait dire fin de manoeuvre pour l’équipage et attente de la pièce de rechange avant réparation.
Les journées leur ont semblé longues. C’était toujours la même chose, rapport, parc à chars, entretien, repas, rapport, parc à chars, entretien, repas, coucher. Donc ce fut vraiment une délivrance de recevoir les ordres de départ pour Belfort.
Nous sommes un jeudi matin. Samedi il part en permission pour une semaine de repos bien méritée. Dans son courrier, à l’escadron, il aura certainement une lettre de Roselyne car, à cette époque, le téléphone était réservé à quelques personnes en charge d’une fonction importante.
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